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(Pays d'Auray, Rohan, Blavet - Espace Rail)

L'objectif premier de cette association est de

faire revivre la mémoire du rail

dans le Morbihan

et plus particulièrement sur l'axe Pontivy - Auray - Quiberon,

dans ses composantes humaines, sociales, géographiques et historiques.

 

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Bulletin d'Adhésion

 

 

La CGT multiplie les rencontres et les réunions publiques. Objectif : créer un collectif pour relancer la ligne entre Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) et Auray (Morbihan).

Près de 70 personnes ont assisté, vendredi 29 novembre, à Pontivy, à la deuxième réunion de la CGT pour rouvrir la ligne de chemin de fer Saint-Brieuc-Auray.https://static.actu.fr/uploads/2019/12/25038-191205103445663-0-300x200.jpg 300w, https://static.actu.fr/uploads/2019/12/25038-191205103445663-0-768x512.jpg 768w, https://static.actu.fr/uploads/2019/12/25038-191205103445663-0-780x520.jpg 780w, https://static.actu.fr/uploads/2019/12/25038-191205103445663-0-500x333.jpg 500w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" width="800" height="533">
Près de 70 personnes ont assisté, vendredi 29 novembre, à Pontivy, à la deuxième réunion de la CGT pour rouvrir la ligne de chemin de fer Saint-Brieuc-Auray. (©Pontivy Journal)

La CGT en est convaincue : le train en Centre-Bretagne, pour les voyageurs et pour le fret, est une solution d’avenir. Le syndicat multiplie les rencontres et les réunions publiques. Son objectif : créer un collectif pour moderniser la ligne entre Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et Auray, via Pontivy (Morbihan).

Peser sur les pouvoirs publics

La CGT a déjà rencontré une dizaine d’élus. Beaucoup d’autres sont encore à convaincre. Sans oublier les chefs d’entreprise.

 

La CGT organise aussi des réunions publiques pour informer la population sur son projet de créer un collectif pour peser sur les pouvoirs publics à moderniser la ligne de chemin de fer entre Saint-Brieuc et Auray, en passant par Loudéac et Pontivy.

Après Saint-Brieuc, le 28 novembre, c’est à Pontivy qu’a été organisée, vendredi 29 novembre, une deuxième réunion publique. Près de 70 personnes ont assisté cette présentation. Dont une petite dizaine qui a, d’entrée, affiché son opposition au projet :

Pensez aux riverains de la ligne. Quand un train de marchandise passe, les maisons vibrent.

Lire aussi : Près de vingt ans après, un projet pour le retour de la ligne Saint-Brieuc-Auray !

 

« Un camion dégrade 10 000 fois plus la chaussée qu’une voiture »

Au micro : Simon Brunet, secrétaire général de la CGT cheminot de Saint-Brieuc. Avec lui, un autre cheminot de la CGT, Mikaël Deunf :

Le TGV a accaparé des financements importants, cause principale de la dette du système ferroviaire, au détriment du transport du quotidien. C’est maintenant une priorité d’investir massivement dans le transport ferroviaire de proximité, en coordination avec tous les autres modes de transports tels que le bus, le vélo et même le co-voiturage.

L’idée que porte la CGT cheminot de Saint-Brieux est simple : rouvrir la ligne entre Saint-Brieuc et Auray aux trafics voyageurs et marchandises.

Cette ligne de chemin de fer existe. Même si 12 km entre Loudéac (Côtes-d’Armor) et Saint-Gérand, (Morbihan) ont été neutralisés depuis 1991. À part quelques trains de marchandises, plus aucun train de voyageurs circule entre Pontivy et Auray depuis 1986.

 

140 000 habitants reliés

« Un train de marchandise de 20 wagons, c’est l’équivalent de 40 camions. Un camion dégrade 10 000 fois plus la chaussée qu’une voiture. »

Enjeux environnementaux, enjeux sociaux, enjeux économiques… Simon Brunet et Mikaël Deunf ne voient que des avantages à rouvrir la ligne Saint-Brieuc-Auray.

Le potentiel voyageur est important, avec les bassins de Saint-Brieuc, Loudéac, Pontivy et Auray. L’engorgement est premier fléau constaté par les salariés qui doivent se rendre tous les matins à Saint-Brieuc. Saint-Brieuc est le centre d’une étoile ferroviaire qui doit être repensée pour proposer une desserte plus efficace et plus fréquente afin de favoriser l’effet réseau. Quant au Centre-Bretagne, le levier sur lequel les pouvoirs publics peuvent agir est la remise en place de services publics, en l’occurrence offrir aux entreprises, aux salariés et aux touristes un moyen de transport de voyageurs et de marchandises sûr, efficace et rapide. La ligne permettrait de relier 140 000 habitants et une quinzaine de chargeurs à Saint-Brieuc et à Auray.

Faire passer des trains à 100 km/h

Actuellement, la ligne entre Saint-Brieuc et Auray est longue de 123 km et compte 82 passages à niveau, 67 ouvrages d’art (dont deux ponts fatigués), quatre gares de croisement. Les trains de marchandises ne peuvent pas y rouler à plus de 50 km/h. « Il faut donc la moderniser et la sécuriser. »

Rénovation de la ligne, suppression de passages à niveau, automatisation des aiguillages, création de quais (Saint-Gérand, Saint-Nicolas-des-Eaux, Baud, Lambel-Camors, Pluvigner), modernisation de la signalisation et des gares de Pontivy et Loudéac, « de manière à faire rouler les trains à 90-100 km/h. »

Selon la CGT, une centaine d’emplois de cheminots (conducteurs, contrôleurs, agents d’accueil, commerciaux) pourraient être ainsi générés.

Au micro, Simon Brunet, secrétaire général de la CGT cheminot de Saint-Brieuc, Mikaël Deunf, secrétaire adjoint de la CGT cheminot, et Ronan Le Nézet, secrétaire général de l’union locale CGT Pontivy-Loudéac.
Au micro, Simon Brunet, secrétaire général de la CGT cheminot de Saint-Brieuc, Mikaël Deunf, secrétaire adjoint de la CGT cheminot, et Ronan Le Nézet, secrétaire général de l’union locale CGT Pontivy-Loudéac. (©Pontivy Journal)

Coût estimé entre 100 et 200 millions d’euros

La CGT estime le coût de cette ligne entre 100 et 200 millions d’euros.

Plus, si on veut un vrai report multimodal. Rouvrir une ligne ferroviaire, c’est fermer des lignes de bus et les redéployer pour affiner les dessertes locales. C’est un investissement sur cinq décennies. Pour les générations futures. Ce coût est secondaire si on sait où aller chercher l’argent. D’ailleurs, avec l’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le Président de la République s’est engagé à financer le ferroviaire…

Lire aussi : L’idée d’un train touristique entre Pontivy et Lambel-Camors est relancée

« L’axe Triskel, un combat d’arrière-garde »

Présent ce soir-là à Pontivy, Roland Le Sauce, président du Conseil de développement du pays d’Auray, abonde dans le sens de la CGT :

Le développement de la Bretagne se fait à l’Est. La ligne nord-sud est une nécessité pour que le Centre-Bretagne ne devienne pas une réserve d’Indiens. Le devenir de notre territoire, c’est l’emploi. Et la création d’un collectif est la meilleure des solutions.

Un homme dans la salle ajoute :

Il y a des entreprises qui ne s’installent pas en Centre-Bretagne parce qu’il n’y a pas d’autres solutions que la route. D’ailleurs, l’axe Triskel est à mon sens un combat d’arrière-garde !

Passer la vitesse supérieure

Après les rencontres avec les élus, les chefs d’entreprise et les réunions publiques, la CGT entend passer à la vitesse supérieure. Organiser des rassemblements sur des sites et mettre le Conseil régional autour d’une table.

Ce qui compte, c’est que la population s’empare de ce projet. Si on a 140 000 personnes le long de la ligne, on pourra y arriver», assure Simon Brunet.